La généralisation de l’affichage de la performance énergétique dans les annonces immobilières au
1er janvier 2011 est prévue par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement nationale pour
l’environnement, dite « Grenelle 2 ». Elle s’inscrit dans la continuité de la convention
d’engagements volontaires signée par les professionnels de l’immobilier en mai 2008.
En cas d’absence d’affichage de la performance énergétique dans l’annonce immobilière, les
dispositions de droit commun s’appliquent :
- au plan civil, le dol (article 1116 du code civil) peut résulter de la dissimulation d’un fait qui, s’il
avait été connu, aurait conduit l’acquéreur à ne pas contracter ou à le faire à un prix moindre ; la
sanction est la nullité de l’acte ou la réduction du prix ;
- au plan pénal, le grief de publicité de nature à induire en erreur (art L 121-1 du code de la
consommation) peut être relevé par les services des fraudes et faire l’objet des sanctions de
l’article L 213-1 du même code : 2 ans de prison, 37 500 euro d’amende.
Au delà de ces dispositions, la sanction sera surtout celle du marché immobilier : une annonce
présentant des informations incomplètes ne sera pas considérée comme fiable par les candidats à
l’acquisition ou à la location.
Les annonces publiées dans la presse devront a minima mentionner la classe de performance
énergétique (lettre variant de A à G), précédée de la mention « Classe énergie ».
Les annonces publiées dans les vitrines des agences immobilières et autres professionnels de l’immobilier, et sur les sites internet d’annonces immobilières devront comporter l’étiquette énergie ainsi que la classe de performance énergétique. L’étiquette énergie devra être lisible et en couleur. En vitrine, elle devra occuper au moins 5% de la surface du support (soit environ 5,5x5,5 cm pour une annonce en format A4). Sur internet, elle devra occuper une place sur l’écran supérieure à 180x180 pixels.